Accueillir une personne
- Le premier réflexe
- Expliquer, montrer, faire pratiquer et vérifier
- La trace utile
- Fiche d’accueil et suivi de formation
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Guide pratique · Espaces verts
Comprendre les règles, organiser les actions et garder une trace.
Vérification documentaire : 23 septembre 2026 · France

Deux pages pour préparer le chantier, vérifier les équipements et suivre les actions. À imprimer et à compléter avec votre équipe.
Ouvrir / télécharger la fiche · PDF, 2 pagesVersion du 23 septembre 2026. Support de bonnes pratiques à adapter à votre activité.
| Votre besoin | Le premier réflexe | La trace utile |
|---|---|---|
| Accueillir une personne | Expliquer, montrer, faire pratiquer et vérifier | Fiche d’accueil et suivi de formation |
| Confier une machine | Vérifier son état et les consignes du modèle | Fiche matériel et anomalies signalées |
| Organiser l’entretien | Identifier les échéances réellement applicables | Carnet de maintenance et rapports requis |
| Fournir des EPI | Choisir, ajuster et expliquer leur utilisation | Suivi de remise, d’entretien et de remplacement |
| Utiliser un produit | Vérifier le lieu, l’usage autorisé et les compétences requises | Documents du produit et registre applicable |
| Désherber | Choisir une méthode adaptée au site et à ses risques | Consignes de chantier et suivi des incidents |
Comment lire le guide ? Chaque rubrique distingue la règle à connaître, l’action à organiser et les informations à conserver. Les supports proposés ne sont pas tous des formulaires légalement obligatoires.
Périmètre : France — vérification documentaire du 23 septembre 2026. Les arrêtés locaux et les prescriptions de chaque produit ou machine restent à vérifier. Ce guide ne remplace pas un audit du site. Élagage sur cordes, travaux forestiers, levage et interventions près des réseaux demandent une analyse complémentaire.
| Repère | Ce qu’il signifie | Exemple |
|---|---|---|
| Obligation réglementaire | Exigence imposée par un texte applicable à la situation | Maintenir un équipement de travail en état de conformité |
| Instruction du fabricant | Prescription propre au modèle et à ses conditions d’utilisation, à prendre en compte pour la sécurité | Accessoire compatible, méthode de nettoyage, échéance d’entretien |
| Bonne pratique proposée | Organisation recommandée pour mettre en œuvre la prévention ; elle peut devenir une consigne interne | Une fiche de signalement des anomalies par machine |
Une bonne pratique ne doit pas être présentée comme une obligation nationale. Inversement, le respect d’une consigne interne ne dispense pas de respecter la réglementation.
Obligation — entreprises employant des salariés. Le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) est requis dès le premier salarié. Sa mise à jour intervient notamment lors d’un aménagement important affectant la santé ou la sécurité, ou lorsqu’une information nouvelle sur un risque apparaît. Elle est également annuelle à partir de onze salariés. Les versions successives doivent être conservées quarante ans. [1]
Collectivités. Les règles de santé et de sécurité s’inscrivent dans le cadre du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 et des dispositions du Code du travail auxquelles il renvoie. La démarche doit être organisée avec les acteurs compétents de la collectivité ; les seuils d’effectif et les instances du secteur privé ne se transposent pas indistinctement. [2]
Bonne pratique PREVA. Pour chaque activité, décrire les lieux, les matériels et les personnes exposées. Examiner les projections, coupures, renversements, bruit, vibrations, manutentions, chaleur, produits chimiques et présence de tiers. Associer à chaque action un responsable et une échéance.
À conserver : DUERP, plan d’action, consignes et suivi des mesures décidées.
L’employeur doit donner une information adaptée sur l’utilisation et la maintenance des équipements, leurs notices et la conduite à tenir en situation anormale. La formation à la sécurité doit être renouvelée et complétée aussi souvent que nécessaire pour tenir compte des évolutions des équipements. Il ne faut donc pas inventer une périodicité nationale unique de « recyclage débroussailleuse ». [3, 4]
Dans les collectivités, une formation pratique et appropriée est notamment prévue à l’entrée en fonctions et lorsque certains changements exposent à des risques nouveaux. Le décret prévoit aussi des situations de formation liées à des accidents graves ou répétés. [2]
L’e-learning peut préparer les connaissances et soutenir les rappels. Il ne remplace pas à lui seul la pratique et les formations spécifiques exigées selon les tâches. Une attestation ne vaut pas automatiquement autorisation de conduite, habilitation ou Certiphyto.
À conserver : programme, dates, participants, évaluations, accompagnement pratique et autorisations lorsqu’elles sont requises. Adapter les explications à la compréhension réelle des agents.
Obligation. Les équipements et moyens de protection doivent rester conformes aux règles techniques applicables lors de leur mise en service, en tenant compte de la notice. Le marquage d’origine ne dispense pas de maintenir cette conformité pendant leur utilisation. [5]
Instructions du fabricant. Vérifier pour chaque modèle les accessoires compatibles, les protecteurs, les réglages, les limites d’emploi, le transport et les opérations autorisées à l’utilisateur.
Bonne pratique PREVA. Avant de confier une machine, prévoir un contrôle adapté : état apparent, protections, commandes d’arrêt, fixations et absence d’anomalie. Une machine présentant un danger est écartée de l’usage et signalée au responsable jusqu’au traitement du défaut.
Le principe réglementaire est de ne pas intervenir sur les organes dangereux en mouvement. Avant une intervention à l’arrêt, il faut empêcher une remise en marche inopinée. Les exceptions techniques sont strictement encadrées. [6]
La méthode dépend de l’équipement : arrêt, immobilisation, isolement des énergies et traitement des énergies résiduelles selon la notice et la procédure applicable. Une formule unique comme « enlever la bougie » ne convient pas à tous les matériels.
À conserver : identification, notice, documents de conformité applicables, défauts signalés, réparations et décision de remise en service.
| Notion | Règle à retenir | Organisation proposée |
|---|---|---|
| Maintenance | Préserver l’état de conformité et de sécurité du matériel [5] | Planifier selon la notice, l’usage et les conditions de travail |
| Vérifications générales périodiques — VGP | Des textes désignent les catégories concernées et fixent leurs modalités [7] | Classer chaque équipement avant de fixer une échéance |
| Carnet réglementaire de maintenance | Obligatoire pour les catégories désignées par des arrêtés [8] | Identifier les textes applicables à l’équipement |
| Carnet de suivi volontaire | Outil utile même en l’absence d’obligation spécifique de carnet | Centraliser contrôles, défauts, entretien et réparations |
À ne pas écrire : « toutes les tondeuses et débroussailleuses doivent passer une VGP annuelle ». Les exigences dépendent de la catégorie, de la configuration et des usages. Une révision commerciale ne remplace pas une vérification réglementaire lorsqu’elle est requise. [7]
Le carnet PREVA CONSEILS peut servir de support d’organisation et de transmission entre utilisateurs. Son achat ne rend pas automatiquement un parc conforme. Les opérations doivent être réalisées et les éventuels rapports réglementaires conservés. [8]
Fiche de suivi conseillée : référence machine, opération, date, intervenant, résultat, anomalie, action corrective et prochaine échéance justifiée. Distinguer l’échéance constructeur de celle imposée par un texte.
EPI signifie « équipement de protection individuelle ». Il protège la personne contre un risque déterminé : projections, bruit, coupure, chaleur, par exemple.
Les EPI complètent les mesures de prévention et de protection collective. Ils doivent correspondre aux risques, à la personne et à la tâche. L’employeur organise leur mise à disposition, leur entretien et leur remplacement ; il informe et forme les utilisateurs, avec entraînement si nécessaire. [9]
Une même tenue ne protège pas contre tous les risques. Les besoins diffèrent entre débroussaillage, tronçonnage, traitement phytopharmaceutique et désherbage thermique. S’appuyer sur l’évaluation des risques et les notices, pas uniquement sur l’apparence de l’équipement.
| Moment | Bonne pratique proposée |
|---|---|
| À la remise | Vérifier la taille, l’ajustement et la compatibilité des EPI entre eux |
| Avant l’utilisation | Repérer l’usure, les défauts et les limites d’emploi indiquées par le fabricant |
| Après l’utilisation | Nettoyer et ranger selon la notice ; signaler une dégradation |
| Lorsqu’un défaut apparaît | Écarter l’EPI qui ne protège plus correctement et organiser son remplacement |
| Lors d’un changement de tâche | Vérifier que la protection convient au nouveau risque |
Prévoir une fiche simple : équipement, référence, utilisateur lorsque l’attribution est individuelle, date de remise, explications données, entretien, contrôles applicables, anomalie et remplacement. C’est une proposition de suivi professionnel ; elle ne signifie pas qu’une fiche nominative est imposée pour chaque type d’EPI.
À retenir : remettre un EPI est une première étape. Il faut aussi vérifier qu’il reste adapté, utilisable et correctement porté. Les vérifications réglementaires particulières dépendent de la catégorie d’EPI ; ne pas imposer la même périodicité à tous. [9]
L’article L. 253-7 encadre l’utilisation et le recours à un prestataire pour l’entretien des espaces verts, forêts, voiries et promenades accessibles ou ouverts au public. Le principe d’interdiction comporte des exceptions, notamment pour certaines catégories de produits et certaines situations précisément définies. Sous-traiter le traitement ne permet pas de contourner la règle. [10]
Les restrictions concernent aussi de nombreux sites privés ou collectifs : habitations, cimetières, établissements d’enseignement, lieux de santé et certains espaces de travail ou accueillant du public. Les articles 14-3 et 14-4 de l’arrêté du 4 mai 2017 précisent les catégories, exclusions et dérogations. [11]
Points particuliers. Les établissements médico-sociaux et les activités d’aide par le travail demandent une lecture précise du texte ; ne pas assimiler automatiquement tous leurs espaces et usages. Certains équipements sportifs disposent d’un régime spécifique : les listes des équipements et des usages dérogatoires doivent être croisées, notamment avec les arrêtés du 31 juillet 2025 et du 10 juillet 2026. Cela n’autorise pas tous les traitements sur tous les terrains. [11, 12]
Consulter E-Phy, le catalogue de l’Anses, et la décision d’autorisation correspondante : produit exact, usage, conditions d’emploi et éventuel retrait. Une autorisation pour un usage ne vaut pas pour tous les autres. [13]
Vérifier ensuite l’étiquette et les prescriptions applicables au site : dose, méthode, protections, délai de rentrée, protection de l’eau, distances et conditions météorologiques. Les mesures nationales et locales peuvent compléter les conditions du produit. [11, 13]
Les mots « naturel », « biologique » ou « biocontrôle » ne signifient pas « utilisable partout et sans précaution ». Ne pas proposer de recette maison comme une alternative réglementaire sans avoir vérifié le statut et l’usage autorisé.
Les professionnels concernés doivent détenir le certificat adapté à leur rôle : notamment décideur ou opérateur. La durée ordinaire est de cinq ans, mais des prorogations ont concerné certaines échéances : vérifier le certificat individuel plutôt que calculer une date automatiquement. Des exemptions ciblées existent ; elles ne doivent pas être étendues à tous les produits de biocontrôle. [14]
Le Certiphyto ne lève jamais une interdiction de traitement sur un site. Une formation générale à la prévention ne constitue pas un Certiphyto.
L’application en prestation de services relève en principe d’un agrément d’entreprise, sous réserve du champ légal et des exemptions applicables à faire confirmer par la DRAAF. Cet agrément est distinct du certificat de la personne. Pour une activité soumise à agrément, le ministère décrit des conditions de certification et d’assurance de responsabilité civile. [15]
Avant de confier une prestation, vérifier le statut du prestataire et préciser les informations qu’il remettra au donneur d’ordre.
Évolution 2026. L’arrêté du 24 décembre 2025 prévoit un registre pour chaque établissement identifié par un SIRET qui utilise les produits ou les fait utiliser pour son compte. Les données requises figurent dans son annexe I ; elles sont renseignées sans tarder et conservées au moins cinq ans. [16]
Pour les utilisations antérieures au 1er janvier 2027, la conversion électronique peut ne pas être réalisée. Pour les utilisations de 2027 à 2029 non saisies directement au format électronique prescrit, la conversion doit intervenir avant le 31 janvier de l’année suivante. Une simple photographie de fiche ne constitue pas nécessairement le format structuré exigé. [16]
Action proposée : prévoir dès maintenant un registre reprenant les champs réglementaires et organiser la transmission des données du prestataire au client.
Pulvérisateurs. Le contrôle réglementaire concerne des catégories définies de matériels ; pour ceux qui y sont soumis, la validité du contrôle est de trois ans. Vérifier le champ, le régime de première inspection et la situation du modèle avant d’inscrire une échéance. Ce contrôle est distinct de l’entretien courant. [17]
Le choix peut porter sur une intervention manuelle, mécanique ou thermique, ou sur une organisation réduisant les besoins : paillage, gestion différenciée, entretien adapté des surfaces. Ces options doivent être évaluées au regard des lieux, des personnes présentes et des risques de la tâche.
Désherbage manuel ou mécanique — bonne pratique : examiner l’effort, les postures, les projections et les interactions avec les passants et la circulation ; choisir l’outil et l’organisation correspondants.
Règle locale à vérifier : l’emploi du désherbage thermique peut être interdit par arrêté préfectoral dans certaines zones ou périodes à risque d’incendie. Vérifier le lieu et la date avant l’intervention. [18]
Bonnes pratiques de prévention : repérer les combustibles, éviter les conditions dangereuses, vérifier le matériel, sécuriser la zone, disposer d’un moyen d’extinction adapté et organiser la surveillance après les travaux. Pour les appareils à gaz, suivre les instructions concernant les raccords, flexibles, bouteilles, arrêt et stockage. [18]
Les méthodes à eau chaude ou vapeur présentent elles aussi des risques, notamment de brûlure : analyser le modèle et son mode d’emploi.
Le permis de feu ne doit pas être présenté dans ce guide comme une obligation nationale automatique pour tout désherbage thermique. Vérifier les exigences propres au site, au contrat et aux procédures applicables. Il ne permet pas de déroger à une interdiction préfectorale.
La bonne information doit rester disponible après le départ d’un agent, un changement d’équipe ou une intervention de maintenance. Le suivi doit permettre de répondre simplement : qu’a-t-on constaté, qui s’en occupe, pour quand et le problème est-il résolu ?
Une fiche courte, renseignée au bon moment, est plus utile qu’un dossier volumineux laissé vide. Pour chaque anomalie, prévoir un responsable, une action et une vérification de sa clôture. La formalisation rend ce suivi partageable ; elle ne remplace pas le contrôle sur le terrain.
| Dossier proposé | Contenu à réunir | Utilité |
|---|---|---|
| Prévention | DUERP, consignes, actions suivies | Organiser la réduction des risques |
| Formation | Accueil, parcours, pratique et évaluations | Retrouver ce qui a réellement été transmis |
| Matériel | Notices, maintenance, défauts, rapports applicables | Suivre l’état et les échéances |
| Phytopharmaceutiques, si concernés | Produits et usages vérifiés, certificats, agréments et registre | Justifier les conditions des traitements |
| Chantier | Organisation, vérification des restrictions, incidents et corrections | Garder la mémoire de l’intervention |
Ce classement est une proposition d’organisation, pas une liste universelle de registres obligatoires. Les durées de conservation diffèrent selon les documents.
Les pièces peuvent aider à expliquer la démarche de prévention à un assureur. Elles ne constituent pas une garantie d’indemnisation ou une preuve automatique de conformité.
Le carnet de maintenance est-il obligatoire pour chaque débroussailleuse ?
Ne pas déduire cette obligation du seul nom de la machine. L’article R. 4323-19 renvoie à des catégories définies par arrêtés. Un suivi reste utile pour organiser l’entretien. [8]
Un agent titulaire du Certiphyto peut-il traiter un cimetière ?
Le certificat ne suffit pas : vérifier les restrictions du lieu, le produit et son usage autorisé. [11, 13, 14]
Le désherbage thermique est-il toujours autorisé ?
Non. Des restrictions locales peuvent l’interdire ; les conditions réelles doivent également permettre de travailler en sécurité. [18]
Le carnet de maintenance remplace-t-il le registre phytopharmaceutique ?
Non. Le premier suit le matériel ; le second répond à des exigences propres aux utilisations des produits. [8, 16]
Des formations et un carnet de maintenance pour structurer vos démarches au quotidien.
Découvrir les formations →Voir le carnet →Les formations présentées ne délivrent pas automatiquement le Certiphyto ou les autres certifications citées.
Suivi des mises à jour
Dernière vérification documentaire : . Une revue mensuelle des sources est programmée. Les modifications du guide et de sa fiche sont publiées après vérification.
Un point à signaler ? Écrivez à PREVA CONSEILS.
Sources consultées le 23 septembre 2026. Privilégier les textes consolidés et les décisions en vigueur lors de l’intervention.